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Logo

Histoire d’un logo

Le logo d’Alfred est librement inspiré du portrait d’Alfred Bruyas par Alexandre Cabanel…

À Montpellier, le 22 avril 2021

CABANEL Alexandre, Portrait d’Alfred Bruyas, 1846, Huile sur toile

Alfred Bruyas et le portrait

Pour son portrait, Bruyas s’adresse fréquemment à des peintres qu’il nomme classiques et que nous appelons aujourd’hui académiques : Cabanel, Glaize, Tassaert, Ricard. Ces artistes conservent la position prise par Alberti dès 1435 considérant qu’il est plus important de montrer la beauté de l’homme en général, créature divine, que de produire une image ressemblant à un modèle particulier.

Dans le portrait académique, nulle trace des doutes et des tourments dont nous font part les écrits de Bruyas. Celui-ci, d’une douceur et d’une amabilité inaltérables prend la pose avec complaisance, il se présente de léger trois quarts, laissant à côté de lui un espace où le regard du spectateur pourra découvrir un élément significatif de ses préoccupations artistiques : Villa Borghèse pour Cabanel, statuette ou tableaux pour Glaize ou Tassaert. Mais en glorifiant le modèle de la sorte, ces portraits ne le trahissent-ils pas ? Ne font-ils pas plutôt l’éloge d’une bourgeoisie en qui la société reconnaît tant de dignité ?

A l’heure du choix de notre dénomination sociale et de notre logo, nous voulions exprimer, par le nom de la société, notre attachement à la qualité du service que nous apporterions à nos clients. Il nous fallait aussi faire un clin d’œil au monde de l’art et à la ville de Montpellier où est implanté Alfred. Nous voulions en finir avec les jeux de mots autour du terme « ART ». Très vite, nous avons décidé de nous différencier sur le marché en choisissant un prénom pour personnifier la notion de service et donner une dimension plus humaine à notre entreprise. Tout naturellement, notre choix s’est porté sur Alfred, en hommage à Alfred Bruyas, grand collectionneur d’art montpelliérain.

Alfred Bruyas

Alfred Bruyas (1821-1877) est un grand amoureux de l’art, des artistes et de sa ville de Montpellier. Il aura été, entre autres, le mécène d’Eugène Delacroix et de Gustave Courbet. Il fait don de sa collection à la ville de Montpellier en 1868. Le Musée Fabre lui doit sa fabuleuse collection de peintres romantiques et réalistes.

Alexandre Cabanel

Alexandre Cabanel, né à Montpellier en 1823, connaît une ascension fulgurante. Familier de la cour de Napoléon III, il devient célèbre à la fois pour ses portraits, que l’on s’arrache de Baltimore à Saint-Pétersbourg, mais aussi pour son répertoire de grands sujets spectaculaires : Phèdre, Cléopâtre, Othello et Desdémone…

Alors que l’impressionnisme précipite la chute du système des Beaux-Arts, la confrontation de sa Naissance de Vénus et du Déjeuner sur l’herbe de Manet est l’une des plus célèbres controverses artistiques sur le nu au XIXe siècle. Des centaines de jeunes artistes se sont formés dans son atelier : Aristide Maillol, Bastien-Lepage, Eugène Carrière… Ils ont perpétué à leur façon son enseignement et ouvert de nouvelles perspectives à la tradition du beau.

(Source Musée Fabre)